Vus, lus, entendus, les Habitants des quartiers parlent aux médias

 


Le Club de la presse Nord – Pas de Calais

s'associe au CLEMI de Lille et AgoraMiroir(s)


et vous invite au vernissage de l'exposition photographique

«AgoraMiroir(s)» Les habitants des quartiers parlent aux médias...
à l'occasion du lancement de la 23ème Semaine de la presse et des médias dans l'école

en présence de Marie-Jeanne Philippe, recteur de l'académie de Lille

le 16 mars à 16h00
au Centre régional de documentation pédagogique (CRDP)

31 rue Pierre Legrand,à Lille

Une exposition interactive qui mêlent photos, témoignages et ambiance sonore, pour illustrer le travail entamé
en 2010 par les journalistes Noémie Coppin, Stéphane Gravier et le photographe Ettore Malanca sur les rapports complexes entre médias et quartiers. Pour briser les préconçus, ils donnent la parole aux habitants des quartiers populaires.

L'exposition sera visible du
12 au 29 mars, de 8h30 à 17h30. Elle s'intègre au programme de la Semaine de la presse et des médias qui propose chaque année des activités aux élèves pour comprendre les médias, développer leur sens critique et le goût de l'actualité.


Renseignements :

AgoraMiroir(s)
Stéphane Gravier, 06 09 83 35 66 -  gravier@free.fr

www.agoramiroir.com

CLEMI LILLE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En France, les rapports  entre les  habitants des quartiers populaires  et  les  médias seraient au plus mal.   L’affaire  du fixeur du Point, la« Cité du mâle » d’Arte,  le sept  à huit d’Harry  Roselmack et sa  « Cité de la peur »  à Maubeuge ont  récemment  attisé le feu de la discorde entre habitants  des quartiers  et  médias. Images  préconçues,  idées reçues, enfermement stigmatisant, sensationnalisme, des accusations parfois fondées qui rendent souvent les journalistes personæ non gratæ…

Premières victimes des crises économiques et financières depuis le milieu des années 70, les populations de ces quartiers – dix millions de personnes dans l’Hexagone – subissent de plein fouet des difficultés liées à la violence, au chômage et aux discriminations racistes. Sans nier les difficultés de vie dans ces quartiers, l’image de ces hommes et de ces femmes véhiculée dans les médias est trop souvent caricaturée.

A la logique du spectaculaire et à celle de la dictature de l’audimat, nous affirmons que le journaliste a une éthique et une fonction sociale : constater, décrypter les causes et conséquences des politiques mises en place dans ces quartiers, et aller au plus proche des habitants pour informer avec honnêteté. Lus, vus et entendus, les habitants des quartiers parlent aux médias, AgoraMiroir(s) se propose de créer une agora, un lieu de connaissance et d’expression pour permettre de sortir les habitants des quartiers populaires de la relation de domination médiatique dans le respect de chacun.

Noémie Coppin, Ettore Malanca et Stéphane Gravier.